Préparation à un Ironman
8 Février 2013
En aparté de ce blog, ce petit sujet sur le vélo ….
Pourquoi le vélo ? Eh bien peut-être parce que pendant toute mon enfance j’ai été baigné dans le milieu du cyclisme. En effet, mon père a longtemps fait de la compétition, en FFC d’abord, puis en Ufolep plus tard. J’ai donc passé, pendant de nombreuses années, une grande partie de mes dimanches entre mars et octobre dans divers bleds plus ou moins paumés dans les Côtes d’Armor ou aux environs, à regarder les courses, supporter, aider, « passer les bidons », faire le tour du circuit avec ma mère pour passer le temps et voir les difficultés proposées.
Mon père ayant un palmarès plutôt garni avec pas mal de victoires, de places d’honneur ou autres titres, c’était assez flatteur de savoir son paternel parmi les favoris de telle ou telle course, de voir les regards respectueux des autres concurrents, d’entendre un p’tit mot du speaker à son attention. Ca permettait aussi de donner un peu d’intérêt à la course surtout que c’était un coureur complet, bon rouleur, grimpant assez bien et bon sprinter, donc souvent capable de tirer son épingle du jeu, même en cas d’arrivée massive du peloton. Toutes ces années de compétitions ne furent pas fastes pour autant et, les années « sans », c’était beaucoup moins intéressant de suivre des courses où l’on savait qu’il y avait de grandes chances que mon père finisse dans le peloton, à une place sans gloire.
Car il ne faut pas se faire d’illusion, le cyclisme est un sport exigeant où la « classe » ne suffit pas, le travail paye avant tout. Quand j’entendais mon père rentrer d’un entrainement dominical en fin d’hiver en disant « je volais ce matin », ça annonçait un bon début de saison. Mais les obligations familiales, professionnelles, les travaux d’aménagements de la maison ou du jardin .. furent autant de contraintes qui prirent le pas à certaines périodes sur la préparation, et bien souvent les résultats s’en ressentaient.
Mes parents souhaitant que je fasse le plus d’études possible, ils ne m’ont jamais poussé vers le cyclisme. En effet dès les catégories minime ou cadet il faut un minimum d’entrainement hebdomadaire, souvent le mercredi après midi et le w-e et, et pendant les années « lycée » il peut être parfois difficile de concilier les deux. Par ailleurs, je n’ai jamais vraiment convaincu non plus mon père de mes qualités de cycliste !! Peu adroit, j’étais souvent par terre, ou à rouler sur le bas-côté de la route, ou à faire frotter ma roue contre celle de mon prédécesseur, etc … bref, pas vraiment le genre de gamin qu’on a envie de mettre au milieu d’un peloton de 30 ou 40 autres boutonneux à la technique aléatoire et pour lequel il faut, en plus, investir régulièrement dans du matériel et des tenues. Du coup, j’ai fait du volley, j’y ai pris mon pied pendant de longues années, tant mieux !
Et maintenant, la quarantaine approchant, pratiquant le vélo régulièrement depuis 2 ans, je me dis que, moi aussi, j’irai bien me mesurer aux autres sur quelques compétitions. Pas cette année, mais pourquoi pas l’an prochain … ? J’ai entendu tellement de résumés de courses, d’anecdotes, de sensations, de tactiques … que j’ai envie de voir par moi-même comment ça se passe. On verra ça plus tard, mais … pourquoi pas ?