Préparation à un Ironman
19 Mars 2013
Un petit article qui pourra peut-être en intéresser plus d'un.
Sur conseil de plusieurs personnes, dont ma chérie (infirmière), mon père (cycliste) et mon médecin (qui me l'a prescrit), j'ai donc réalisé un test d'effort dans le service du Dr Laporte (cardiologue) à la Clinique de Bagatelle à Bordeaux.
Pour ce test, on a le choix entre le tapis de course à pied et le vélo. J'ai choisi le vélo, étant beaucoup plus à l'aise dessus que sur un tapis à partir d'une certaine vitesse où l'équilibre et l'axe de la foulée sont indispensable .... !!! Le vélo est un beau BMC monté sur home-trainer TACX. Il y a même des pédales automatique Look mais je n'avais pas pris mes chaussures (dommage), l'infirmière qui s'est occupée de moi a donc mis des pédales normales avec cales pieds à courroies.
Une fois en tenue, j'ai eu droit à un petit rasage éparpillé du torse (la grande classe à moitié déplumé !!!) pour mettre une batterie de capteurs cardiaques, torse + dos. Prise de la tension, normal. Puis, ayant demandé un test VO2max en même temps, me voilà avec un tuba dans la bouche, à faire des inspirations-expirations pour calculer mon volume pulmonaire et ma capacité à expirer (à froid, à 8h30 du mat', c'est pas top d'ailleurs).
Une fois prêt, l'infirmière m'explique comment il va falloir procéder en me mettant un ordinateur portable devant le guidon. Le but est de rouler, le plus longtemps possible. L'épreuve se fait par paliers de 2 minutes, après 4' d'échauffement, et à chaque palier la résistance du rouleau va augmenter de 30 watts. Plus ça va aller, plus ça sera dur et c'est moi qui déciderait de la fin du test en arrêtant quand je serai cuit !
Allez hop, c'est parti pour 4' tranquille à 120 watts pour s'échauffer. Sur l'écran s'affichent la courbe des paliers (en escalier), sur laquelle vient s'ajouter les données de mon test, le temps, la vitesse théorique, la valeur de puissance cible, la valeur de puissance déployée etc...
Je suis donc ces 2 derniers chiffres principalement, ainsi que le temps pour pouvoir éventuellement anticiper un changement de vitesse pour mieux adapter mon développement à l'effort, au changement de paliers essentiellement si besoin. Le but étant d'avoir une puissance développée qui colle au plus près de la valeur cible (ça varie de +/- 5 watts environ si on est régulier dans le pédalage).
Le temps passant et la résistance augmentant, le rythme cardiaque et la respiration s'accélère. J'avoue avoir pris une bonne suée !! L'embout buccal n'est pas très agréable car ça assèche la bouche, il faut s'y faire.
Arrivé à 330 watts, j'ai commencé à avoir "les grosses cuisses". A 360 w, ça piquait sévère et à 390 w j'ai bien vu que je n'arriverai pas à tenir les 2 minutes requises, j'ai donc stoppé là. Pourtant je n'avais pas l'impression d'être à fond au niveau cardiaque et respiratoire mais je pense que la semaine de ski alpin a laissé une bonne grosse fatigue musculaire au niveau des cuisses (acide lactique ?). Bref, je ne sais pas si réellement reposé ça aurait changé grand'chose, un palier de plus peut-être ? même pas sûr !
Juste à la fin de l'effort l'infirmière m'a pris ma tension, puis quelques minutes après, pendant que je tournais les jambes tranquillement en récupération.
Après une douche, entretien avec le cardiologue qui me dit que mes résultats sont bons et qu'il n'y a aucun signe de défaillance cardiaque.
Il m'a aussi rempli un tableau sur lequel figure les seuils de travail auquel il faut que je bosse en fonction de mes entrainements (endurance, aérobie, puissance etc...)
Pour ceux qui aime les chiffres, voilà quelques résultats :
Et pour ce qui est des indices d'entrainement qui en découlent :
En recoupant avec les données issues du test VMA réalisé en course à pied sur piste mi-janvier, je constate que les données se recoupent avec une VO2 max théorique à ce moment entre 53,6 et 54,2 selon le protocole employé (Vam-éval ou séance40) et un FC max à 183 bpm