Préparation à un Ironman
25 Mars 2013
Quand on envisage un certain volume horaire de vélo dans la semaine, que la disponibilité est réduite, que la météo est vraiment défavorable et/ou que la durée du jour est trop courte, le home-trainer (ou le vélo d’appartement) est LA solution.
J’ai acheté le mien d’occasion à un ancien membre de notre club, de la marque Cycleops, c’est un modèle « à fluide ». Pas de levier de réglage de résistance, pas d’électronique, sur ce modèle plus on appuie, plus le rouleau oppose une résistance, plus c’est dur.
Pour avoir essayé 2 types d’appareils (le mien et un avec levier de réglage de résistance), le Cycleops est plus dur à emmener, de façon générale. Personnellement, j’ai un coté plutôt rouleur (ou bourrin comme dirait mes collègues) et j’aime assez rouler en puissance avec un gros braquet, ce HT me convient donc parfaitement.
Je m’efforce donc de faire une séance par semaine. C’est un entrainement court, 1h maxi pour l’instant que je fais dans mon garage, relativement au frais (il doit y faire 8-10° maxi). 2 accessoires sont indispensables pour ces séances : un lecteur MP3 (ou une radio) et un bidon bien rempli !!
Il y a différents moyens de se défouler sur cet appareil : travailler la puissance, la vélocité, le « touner-rond » (action de pousser sur une jambe et tirer avec l’autre pour « pédaler rond »), etc … bref, toute une palette de séances de torture. Personnellement je fais souvent des séances de fractionné (5 à 8 min), alternant des phases de travail de puissance et d’autres de vélocité. Un capteur de cadence de pédalage peut être utile pour mesurer le nombre de tours de pédale à la minute (en général entre 50 et 60 pour la puissance et entre 100 et 110 pour la vélocité). Sur mon HT, il suffit juste de changer de braquet sur le vélo pour augmenter ou diminuer la résistance du rouleau.
Outre l’entrainement physique, les séances sur home-trainer sont aussi pour moi des séances de résistance psychologique. Ceux qui pratiquent la course à pieds sur « tapis » doivent ressentir la même chose je pense. En effet, il n’y a rien de plus chiant que de pédaler sur place. En plus, on se fait vraiment mal aux cuisses et il n’y a que la volonté de bien finir la séance qui nous oblige à le faire. En plus, on attrape rapidement très chaud sur l’engin et on y transpire à grosses gouttes, difficile dans ses conditions de faire autre chose en même temps (lire le journal, ordinateur portable etc…). Bref, personnellement je me mets dans ma bulle et j’essaie de m’évader un peu …. Je me retrouve donc souvent dans les images des courses déjà disputées, revoyant les parcours, les paysages, les spectateurs et je me laisse porter par ces souvenirs …. Jusqu’à ce que le timer de ma montre ne sonne et me fasse changer d’intensité !!